Aéronavale

L’appellation réglementaire de cette branche spécialisée de la Marine est « Aéronautique navale ». Elle assure l’entretien et la mise en Suvre des aéronefs embarqués ou basés à terre.

L’aéronavale naquit le 14 novembre 1910 quand un biplan « Curtiss » s’envola d’une plate-forme aménagée sur le croiseur améncain « Birmingham ». Ses progrès furent rapides la catapulte à air comprimé, inventée en 1912, permit d’équiper tous les croiseurs d’appareils de reconnaissance et d’observation. Le premier navire porte-avions fut le croiseur anglais « Funous », dont la plage avant avait été transformée en pont d’envol. Mais ce n’est qu’avec un autre bâtiment britannique, l’ «Argus», suivi peu après par le « Langley » américain et le « Béarn » français, qu’apparaissent entre 1918 et 1922 les porte-avions proprement dits, avec pont d’envol continu, cheminée et passerelle déportées sur tribord, et brins d’arrêt sur le pont pour accrocher la crosse de l’avion à l’appontage.

Pendant la guerre de 1914-18, on découvre que les avions, primitivement destinés seulement à l« éclairage » des forces navales, pouvaient avoir toute une série d’utilisations offensives : attaque au canon, à la bombe, à la torpille d’autres navires, de troupes ou d’installations à terre.

En même temps font preuve de leur efficacité contre les sous-marins des avions à grand rayon d’action basés à terre, des hydravions et des dirigeables. L’aéronautique navale française comptait déjà en 1918 près de 1600 aéronefs et 36 bases. Entre les deux guerres, des confits éclatent à l’intérieur des forces armées de beaucoup de pays pour savoir si cette aviation fera partie intégrante de la Marine, ou reviendra aux armées de l’Air naissantes, qui ont alors parfois tendance à la considérer comme une parente pauvre. La Marine française ne retrouvera son aéronavale qu’en 1936, et la Fleet Air Arm ne sera entièrement transférée à la Royal Navy qu’en 1937. Par contre, les Allemands et les Italiens n’auront jamais ni porte-avions ni aéronautique navale. Ce sont les Japonais, sous la conduite de l’amiral Yamamoto, qui réalisent le plus célèbre raid purement aéronaval, avant toute déclaration de guerre, en attaquant et détruisant à l’aube du 7 décembre 1941 la flotte américaine du Pacifique dans son mouillage de Pearl-Harbor. Premier des combats aériens au-delà de lhorizon, il sera suivi des batailles de la mer de Corail,de Midwey, de Leyte, où des force navales saffronteront uniquement par lintermédiaire de leurs avions et où les Américains prendront leur revanche. Les attaques suicides des avions kamikazes japonais narriveront pas empêcheront la défaite. Pendant ce temps, dans lAtlantique, les « Liberator », les « Catalina », les « Suderland » du Coastal Comand, aidés par les « Avenger » embarqués sur les porte-avions descorte arriveront à juguler la menace sous-marine, sattribuant 43% des sous-marins allemands coulés. Ainsi, en 1945, l’aéronavale est devenue l’arme essentielle des flottes, envoyant les grands cuirassés et leurs canons à la ferraille.

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