Alcool

On entend généralement par ce mot un liquide incolore, combustible et volatil, au goût fort et brûlant, qui constitue l’élément essentiel de toutes les boissons fortes Toutefois, pour les chimistes, il existe des centaines d’alcools, dont les propriétés sont souvent très différentes mais qui ont tous en commun le fait qu’ils résultent d’une combinaison particulière de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, que l’on désigne sous le nom de fonction alcool.

Si l’usage de l’alcool remonte à la plus haute antiquité, ce n’est guère qu’à titre de boisson, comme ce fut notamment le cas chez les Babyloniens, les Chinois et les Egyptiens où on lui donnait alors des noms évocateurs tels qu’eau-de-braise, eau-de-feu ou eau-de-folie. I1 faut reconnaître cependant que la plupart du temps, l’usage de l’alcool avait alors une signification religieuse et que sa consommation était réservée avant tout aux cérémonies rituelles (chez les Grecs et les Romains, par exemple), plus tard, cette fonction rituelle devait être conservée par le christianisme (utilisation symbolique du vin par le Christ lors de la Cène). Les propriétés euphorisantes et stimulantes de l’alcool en firent bientôt une boisson recherchée, obtenue principalement par distillation et fermentation de sucre, de fruits. Ce n’est que très tard que l’on s’aperçut empiriquement des propriétés thérapeutiques de cette substance ainsi les Irlandais utilisaient le whisky pour tracter les diverses affections gastro-intestinales de leurs vaches !

Cependant on s’aperçut bien vite des troubles que pouvait provoquer une consommation abusive. Mahomet fut le premier à interdire toute boisson alcoolisée à ses fidèles, il racontait à l’appui de ses dires que le premier cep de vigne avait été arrosé par trois sangs, celui d’un paon, d’un lion puis d’un porc, expliquant alors que celui qui consommait le produit de la vigne devenait tour à tour vantard, belliqueux, puis vil comme un porc. C’est en Occident, au Moyen Age, que furent mises au point les techniques de distillation qui permettent d’obtenir des boissons à haute teneur alcoolique telles que les liqueurs (25 à 45°), le genièvre et 1eaux-de-vie (de 30 a 40°) ou le whisky (40 à 50°).

Aujourd’hui, si l’on utilise toujours les procédés de fermentation et de distillation, on peut aussi obtenir de l’alcool synthétique par cracking de certains gaz.

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