Assemblée où l'on vient danser, il a donné son nom au lieu même où celle-ci se tient. Au Moyen Age, le bal était une danse provençale, avant de devenir, vers 1400, une scène dansée par plusieurs personnes. Ensuite seulement, on appela bals les réunions dansantes. Champêtre, populaire ou mondain, masqué ou costumé, le bal a toujours attiré la jeunesse. C'est surtout dans les bals publics que celle-ci a pu donner libre cours à sa gaieté. Déjà au XIIIe siècle se déroulaient parfois, sur le parvis des églises, des bals populaires. Sous la Régence eurent lieu avec grand succès les premiers bals de l'Opéra. Des établissements, tel celui des frères Ruggieri, s'ouvrirent pour les amateurs de fêtes et de danse.
Pendant le Directoire les bals publics battirent leur plein : Tivoli, le Jardin Bourbon, Idalie... Sous la Restauration s'ouvrirent la Closerie des Lilas, le Bal Mabille, etc&, de même que certains bals plus populaires. Sous le second Empire ce furent le PréCatelan, Frascati, etc., et, au début de la IIIe République, le Bal Bullier et le célèbre Moulin-Rouge où Toulouse-Lautrec peignait la Goulue. Les bals musettes des bords de la Marne et les bals populaires à cotillon du 14 juillet se font plus rares.