Ballon

Dérivé d’un dialecte italien, le mot désigne à l’origine une balle et s’applique aux jeux et aux sports. Par analogie, on appelle aussi ballons certains sommets arrondis (ballon de Guebwiller, dans les Vosges, par exemple), le petit verre à dégustation de forme sphérique, un récipient utilisé couramment en chimie et l’aérostat supportant une nacelle.

La conquête de l’espace. Depuis les temps les plus anciens, l’homme a rêvé de conquérir l’espace. En 1983, les frères de Montgolfier réalisèrent enfin ce souhait. Un ballon de papier gonflé d’air chaud s’éleva et circula dans l’air. Cette même année, fut lancé le premier ballon gonflé à l’hydrogène. Ces aérostats comprenaient, outre le ballon, une nacelle suspendue par des cordes au filet qui entourait le ballon. L’aéronaute muni de lest (sable) en jetait une partie pour s’élever. Une soupape placée à la partie supérieure du ballon, ouverte au moyen d’une corde, permettait à l’air de remplacer le gaz, donc à l’engin de descendre. Actuellement, un guiderope, lourd cordage jeté avant l’atterrissage, sert à atténuer la chute. Un panneau spécial pouvant être déchiré par l’aéronaute accélère le dégonflement du ballon et lui évite d’être traîné par le vent. Ces appareils ne pouvaient être dirigés. Néanmoins, en 1985, Blanchard et Jeffries effectuèrent à bord de l’un d’eux la première traversée de la Manche, et, en 1870, Gambetta s’envola de Paris assiégé pour tenter d’organiser une contre-attaque. En 1897, le Suédois Andrée, parti du Spitzberg dans l’espoir d’atteindre le pôle Nord, se perdit, et l’appareil ne fut retrouvé qu’en 1930

Les ballons dirigeables. Le désir de circuler librement dans l’espace amena l’invention des ballons dirigeables. Il fallut modifier la forme du ballon qui offrait une résistance trop grande à l’air et construire un moteur à la fois léger et puissant. En 1852, Giffard lança le premier dirigeable souple en forme de cigare mû par un moteur. Les frères Tissandier, en 1883, Renard et Krebs en 1884, construisirent des appareils plus évolués, mais toujours « plus légers que l’air ». En 1890, l’Allemand F. von Zeppelin fabriqua en série un dirigeable à armature rigide, dont l’enveloppe était divisée en compartiments renfermant chacun un ballonnet gonflé à l’hydrogène ou à l’hélium, le zeppelin.

Entre 1930 et 1937, on construisit des dirigeables transatlantiques équipés de cabines, d’un pont-promenade, d’un salon de musique et d’un bar, pouvant héberger une centaine de personnes. Mais l’inflammabilité de l’hydrogène rendait ces engins fort vulnérables. Malgré les exploits du Graf Zeppelin, qui transporta plus de mille passagers outre-Atlantique, l’incendie du Hindenburg à Lakehurst, en 1937, sonna le glas de ce mode de locomotion, que l’extraordinaire développement des « plus lourds que l’air » (avions, puis hélicoptères), à partir du début du siècle, avait rendu désuet. Les « plus légers que l’air » continuent néanmoins à être utilisés à des fins militaires et météorologiques, sous forme de ballons captifs et de ballons-sondes. C’est un satellite ballon, Echo I, que les Etats-Unis lancèrent en 1960 pour transmettre des émissions de radio et de télévision.

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