Catacombes

Ces lieux de sépulture souterrains évoquent les premiers temps du christianisme, à l’époque où les chrétiens enterraient leurs morts et les dépouilles de leurs martyrs, qu’ils ne brûlaient pas comme faisaient les Romains. L’inhumation étant interdite à Rome, c’est aux alentours de la ville que furent creusées ces galeries, souvent dans de vieilles carrières abandonnées. Elles étaient connues de tous et protégées par la loi ; on pense qu’au moment des persécutions les chrétiens cherchèrent refuge dans le dédale de leurs galeries et y célébrèrent leur culte. Ces catacombes furent sans cesse agrandies. C’est ainsi que naquit un réseau de couloirs étroits se croisant à différents niveaux, parfois sur quatre ou cinq étages. A Rome, leur ensemble atteint une longueur de 900 km. L’aération était assurée par des puits très espacés les uns des autres. Les murs étaient ornés de fresques et creusés de niches destinées à recevoir les sarcophages.

Utilisées quelque temps encore après les persécutions, les catacombes furent oubliées, puis redécouvertes au XVIe siècle. De nos jours, une grande partie n’est pas encore explorée. Les plus célèbres sont celles de Saint-Calixtë, de Saint-Sébastien, de Sainte-Agnès et de Sainte-Priscille. On appelle aussi catacombes les anciennes carrières de Paris, dans lesquelles furent déposés, à partir de 1183, les ossements des cimetières abandonnés ou supprimés; comme le cimetière des Innocents.

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