Chancelier

Des gouvernements, des universités ou des églises donnent parfois ce titre à certains de leurs administrateurs. C’est ainsi qu’en Allemagne, le chancelier est le chef du gouvernement et qu’en Angleterre le chancelier de l’Echiquier est le ministre des Finances. Aux Etats-Unis, certains recteurs d’université et certains présidents de tribunal sont également désignés sous le nom de chancelier. Des chanceliers, sortes de notaires pour les transactions passées par l’Eglise, figurent pareillement dans l’administration du Vatican et de l’Eglise anglicane. La France contemporaine connaît un grand chancelier de la Légion d’honneur, de l’ordre de la Libération, un chancelier de l’Académie française et, dans la carrière consulaire, des chanceliers, chargés des fonctions de greffier ou secrétaire.

Dès l’époque capétienne, on trouve un chancelier de France, dont les fonctions sont surtout honorifiques. Figurant parmi les grands officiers de la Couronne, ce personnage devint bientôt le chef de la justice et, à ce titre, garde des Sceaux. Son rôle s’accrut encore à partir du XVe siècle. Il eut, dès lors, la haute main sur la magistrature et la nomination des officiers royaux, présida le Parlement et, en l’absence du monarque, plusieurs sections du Conseil du roi. Un chancelier de l’Ancien Régime est demeuré célèbre : Séguier, dont l’action pendant la Fronde et l’intervention à l’encontre de l’intendant Fouquet ont servi de manière non négligeable la cause du roi. La Révolution supprima l’office de cet administrateur inamovible. Napoléon le rétablit, mais il fut aboli de nouveau en 1848.

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