Cimetière

L’emplacement où l’homme enterre ses morts a toujours été marqué par un caractère de vénération ou de frayeur. En Egypte, celui de Memphis s’étendait sur la quasi-totalité d’une plaine de plus de 15 km de diamètre. Alors que les Hébreux enterraient leurs morts hors des villes, en Grèce chacun avait sa tombe dans sa propre résidence. Les fosses communes étaient destinées aux esclaves, aux vagabonds, aux suppliciés. La coutume de brûler les corps, longtemps en vigueur à Rome, ne fut abandonnée qu’au IIIe siècle par prescription de l’Eglise. Lorsqu’elle subsiste, les restes calcinés (cendres) sont enfermés dans un columbarium, construction percée de niches où sont placées les urnes. On peut citer, parmi les plus célèbres sépultures romaines, celles de la voie Appienne, les Alys Camps d’Arles et le champ de Mars réservé aux depouilles des grands hommes. Les plus illustres tombeaux sont sans doute les pyramides, tombeaux que les pharaons se firent édifier par un peuple entier. Parmi les sépultures curieuses, citons encore la petite nécropole, aujourd’hui murée, où, dans le parc de Cappet (Suisse), gît Mme de Staël avec ses parents, le ministre Necker et sa femme.

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