Contrepoint

En musique, c’est l’art d’associer deux ou plusieurs mélodies. Cet usage apparaît vers le IXe siècle. On écrivait alors la musique à l’aide d’un point, le punctum, carré ou losangé. Ainsi, en superposant deux mélodies, on disposait les notes point contre point, d’où le terme contrepoint employé pour définir les règles concernant la succession des intervalles verticaux obtenus, règles sévères mais indispensables pour atteindre un sens mélodique parfait comme celui de Ravel. Le contrepoint simple à deux ou plusieurs parties comprend différentes espèces : note contre note, deux notes contre une, quatre contre une, syncopée, fleurie à l’aide d’ornements.

Avec le contrepoint double, triple et quadruple, les mélodies doivent être renversables, celle de la basse passant à la partie supérieure et réciproquement, tout en respectant la rigueur des intervalles prescrits, alors renversés. Ainsi, la quinte juste a pour renversement la quarte juste, déclarée dissonante, qu’il faut « résoudre ». Faire du contrepoint renversable, c’est prévoir. A ce stade, le style d’imitation, dont le canon est le type élémentaire, prit un essor considérable, d’abord avec les polyphonistes de la Renaissance, puis avec les maîtres de la fugue.

Enfin, le contrepoint à quatre parties eut pour conséquence la découverte de l’accord parfait, puis de l’harmonie, dont les règles propres complètent celles de ce langage initial.

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