Gymnastique

Ensemble d’exercices destinés à fortifier et à assouplir le corps et qui, dans le cas de la gymnastique dite artistique, est un sport de compétition aux règles bien définies. Dès la plus haute Antiquité, les exercices de corps ont été pratiqués dans des buts d’ailleurs souvent fort différents : militaire, éthique et médical, en Grèce, et spirituel, dans le cas du yoga, en Inde – le yoga, avant d’être pratiqué par les prêtres, l’était par les guerriers – et dans le cas du Triji, remis en honneur en Chine populaire, où il est censé transmettre des pouvoirs surnaturels.

Délaissée au Moyen Age, quand le peuple jouait à la soule, l’ancêtre de notre football, et à l’époque classique – l’aristocratie s’adonnant aux exercices équestres, à l’escrime et au jeu de paume -, la gymnastique trouva ses pionniers au XIXe siècle dans deux pays : la Prusse, impatiente de reprendre sa revanche après Iéna, avec Friedrich Ludwig Jahn, et la Suède, alors misérable, dévastée par l’alcoolisme et la tuberculose, avec Per Henrik Ling. 1868 grâce au ministre de l’époque.

Jahn introduisit les instruments que devait utiliser la gymnastique sportive : les barres parallèles, la barre fixe, le cheval-arçons et le cheval-sautoir. Il créa en 1811 le premier gymnase de l’ère moderne, le Turnplatz. Pour sa part, Ling créa ce que l’on appelle la « gymnastique suédoise », qui est la méthode d’éducation physique non sportive la plus pratiquée et qui, selon Ling, doit être adaptée à chaque individu. La gymnastique fut introduite en France par le colonel espagnol Amoros. Établi dans notre pays, il obtint du ministère de la Guerre, l’autorisation d’ouvrir dans la plaine de Grenelle un institut de gymnastique qui devait être l’ancêtre de l’École militaire de Joinville. Admirateur des Grecs, Amoros estimait que « la gymnastique est la science raisonnée de nos mouvements et de leurs rapports avec nos sens, notre intelligence, nos sentiments, nos mSurs et le développement de toutes nos facultés », et il ajoutait : « La gymnastique sculpte notre âme. » L’officier de marine Georges Hébert donna son nom à une méthode de gymnastique naturelle, l’ « hébertisme », qui comprenait la course, le saut et le grimper, et devait s’inspirer des idées du colonel Amoros, tandis qu’en Bohême les Sokols, impatients de secouer le joug austro-hongrois, offraient en spectacle à leurs compatriotes de vastes démonstrations collectives.

Discipline jugée trop souvent mineure par les universitaires, la gymnastique fut introduite en France, dans les lycées et les collèges, en 1868 grâce au ministre de lépoque, Victor Duruy.

La gymnastique sportive a été progressivement réglementée; et les règles n’ont pas cessé d’évoluer. C’est ainsi que le saut de cheval en long et en travers et le grimper à la corde lisse qui figuraient au programme des Jeux olympiques de Paris (1900), ont, depuis, disparu. Les tournois de gymnastique sportive comprenne plusieurs exercices.

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