Jeu de Cartes

Leur origine est très lointaine et remonte vraisemblablement à 3000 ans, dans l’Inde puis en Chine. En France, leur usage se répand sous Charles VI. Le nombre des cartes d’un jeu, tout comme les images qu’elles représentent, varie suivant l’époque et le lieu : par exemple, on utilisait en Italie des jeux de 4o cartes contre 48 en Espagne et 32 en Allemagne. Quant au caractère conventionnel des images, un exemple frappant nous est fourni par la Révolution française qui substitua aux figures traditionnelles des allégories civiques. Au Moyen Age, elles représentaient le roi, la reine, le chevalier et le valet, qui sont conservés dans le jeu de tarots. Puis les figures reçurent des noms et devinrent des emblèmes : David, Alexandre, César et Charles (Charlemagne), symboles des quatre Empires (juif, grec, romain, franc). Au début de l’imprimerie, les couleurs les plus répandues en France sont : bâton, coupe, épée et deniers, qui deviendront respectivement : carreau, coeur, pique et trèfle. Les premières cartes à deux figures disposées tête-bêche n’apparaissent qu’après 1780.

Les cartes d’aujourd’hui. Actuellement les cartes se sont uniformisées : on joue avec 52 ou 32 cartes divisées en 4 groupes, pique, trèfle, coeur, carreau. Dans ce groupes, les deux premiers sont noirs, les deux autres rouges. Leur ordre de succession, qui détermine leur valeur, est en général : as (la plus forte), roi, dame, valet, io, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2. On retrouve pratiquement dans chaque règle la possibilité de choisir un atout, ou couleur qui l’emporte sur toutes les autres. Le nombre de jeux de cartes, aux règles spécifiques, s’élève à plus de 1600. De tous le bridge est le plus connu. Au XVIe siècle on jouait au cent ou au piquet ou triomphe, dont l’écarté n’est qu’une modification, puis au trente-et-un. De création plus récente sont la canasta, le whist, la belote, la manille, le rami. Le tarot est utilisé pour « tirer les cartes ». Les cartomanciennes prétendent y lire l’avenir. Les plus anciennes cartes françaises qui nous soient connues ont été fabriquées et peintes par Jacquemin Gringonneur, en 1392, pour Charles VI. Deux siècles plus tard, leur fabrication et leur vente furent soumises à des impôts. De nos jours, les marchands sont mandatés par la régie nationale, et la vente s’effectue sous bande timbrée.

Les cartes sont demeurées le reflet de l’art contemporain, et au XXe siècle des artistes comme Sonia Delaunay et Léonor Fini en ont dessiné de fort belles.

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