Coiffure

Tout comme la mode vestimentaire, l’art de couper et de disposer sa chevelure a subi de nombreuses transformations au cours des siècles, chez les hommes comme chez les femmes. Dans l’Antiquité, où la symbolique imprégnait jusqu’aux usages les plus courants, les cheveux longs, signe de force, étaient l’apanage des hommes libres ; les esclaves avaient les cheveux courts, ainsi que les prêtres, qui manifestaient ainsi leur soumission à la divinité. A Rome, cependant, cette mode fut abandonnée. Par la suite, la longueur de la chevelure varia selon les époques jusqu’à l’apparition, à partir du règne de Louis XIII, des premières perruques pour hommes ; gigantesques sous Louis XIV, puis plus réduites et poudrées, elles disparurent petit à petit après la Révolution. Napoléon reprit la mode romaine des cheveux courts, ce qui lui valut, d’ailleurs, d’être surnommé « le Petit Tondu ».

Désormais, la coiffure des hommes a peu varié, à l’exception de quelques retours éphémères des cheveux longs comme ce fut le cas pour les romantiques. Les femmes, en revanche, furent généralement fidèles aux cheveux longs, reflet de leur féminité. L’art de les disposer subit naturellement les fluctuations de la mode. Souvent, la chevelure fut combinée avec des coiffes, hennins ou bonnets, pour atteindre des proportions monumentales sous Louis XVI. Aujourd’hui, la mode est plus libre, et les cheveux longs côtoient les coiffures « à la garçonne ». Le mot coiffure désigne aussi par extension la pièce vestimentaire qui couvre la tête.

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